Affaire Bygmalion : cinq mois de prison avec sursis pour Patrick de Carolis et Bastien Millot

Bygmalion Brihi Koskas France Télévisions

Posté le 22 février 2017 // Étiquettes : , ,

Article paru le 19 janvier 2017 // Étiquettes : , ,

L’ancien patron de France Télévisions, Patrick de Carolis, et le fondateur de la société Bygmalion, Bastien Millot, ont été condamnés jeudi 19 janvier à Paris à cinq mois d’emprisonnement avec sursis chacun pour avoir passé des contrats entachés de favoritisme.

Les deux hommes, qui n’ont pas assisté à la lecture du jugement par le tribunal correctionnel, ont également été condamnés à des amendes (25 000 euros pour Patrick de Carolis, 75 000 euros pour Bastien Millot), ainsi qu’à indemniser les syndicats qui s’étaient constitués parties civiles. L’avocat de Patrick de Carolis a immédiatement annoncé qu’il ferait appel.

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60 000 euros d’amende pour Bygmalion

Un troisième homme, Camille Pascal, ancien secrétaire général du groupe de télévision public, le seul à avoir « pris sa part de responsabilité » selon le tribunal, a été condamné plus légèrement, à deux mois d’emprisonnement avec sursis et 15 000 euros d’amende avec sursis.

La société Bygmalion, qui est en liquidation, n’en a pas moins été condamnée aussi, à 60 000 euros d’amende. Bygmalion est également impliqué dans le scandale des comptes de campagne de l’ancien président Nicolas Sarkozy.

Le tribunal a par ailleurs attribué des dommages et intérêts de 35 000 euros au total à trois syndicats du groupe de télévision.

Des contrats sans mise en concurrence

France Télévisions et Bygmalion ont passé en 2008 et 2009 des contrats de prestation de services, sans mise en concurrence, pour un montant de près de 1,5 million d’euros. Les premières commandes ont été passées alors que Bastien Millot venait, à l’automne 2008, de se mettre en congé de son poste de directeur de la communication de France Télévisions pour fonder sa société.

Pour l’accusation, il y a eu « favoritisme » au profit de M. Millot, et « recel de favoritisme » de la part de ce dernier. La défense avait plaidé la relaxe, en soulignant que France Télévisions avait continué à travailler avec Bygmalion après 2009, et plus précisément jusqu’en 2013, sans que la justice trouve motif à contestation.

Source : Le Monde, 19 janvier 2017